J-1 : PARIS-NICE INFOS

7 mars 2026 - 18:03

La 84e édition de Paris-Nice débute par une étape de 170,9 kilomètres dessinée dans le département des Yvelines. La possibilité d’une arrivée au sprint fait partie des scénarios envisageable, mais le premier maillot de leader en jeu à Carrières-sous-Poissy pourrait aussi être remis à l’auteur d’un coup de force dans le final.

A l’horizon du dimanche suivant et de l’arrivée finale à Nice, Jonas Vingegaard sera le favori le plus observé pour sa course de rentrée. Mais le champion Danois, même épaulé par un solide effectif Visma-Lease a Bike, devra batailler avec les UAE Emirates XRG de Brandon McNulty, les Lidl-Trek de Juan Ayuso ou encore les Ineos-Grenadiers qui alignent Oscar Onley, Carlos Rodriguez et Kévin Vauquelin.

Parmi les Français en vue pour viser les sommets, David Gaudu chez Groupama-FDJ a une référence de choix à présenter avec sa 2e place obtenue en 2023, tandis que Valentin Paret-Peintre découvre Paris-Nice en endossant le costume de leader de Soudal-Quick Step.

ayuso (juan) - (esp) - CYCLISME TOUR DE L'ALGARVE 2026 PORTIMAO/ALTO DA FOIA PORTUGAL 19/02/2026 AUTISSIER JEAN BAPTISTE
ayuso (juan) - (esp) - CYCLISME TOUR DE L'ALGARVE 2026 PORTIMAO/ALTO DA FOIA PORTUGAL 19/02/2026 AUTISSIER JEAN BAPTISTE © PRESSE SPORTS
vingegaard (jonas) - (dan) - VICHY/LA LOGE DES GARDES montee du col de la Loge des Gardes
vingegaard (jonas) - (dan) - VICHY/LA LOGE DES GARDES montee du col de la Loge des Gardes © PRESSE SPORTS
onley (oscar) - (GBR) - 55 jungels (bob) - (lux) - CYCLISME TOUR DE L'ALGARVE 2026 PORTIMAO/ALTO DA FOIA PORTUGAL 19/02/2026 AUTISSIER JEAN BAPTISTE
onley (oscar) - (GBR) - 55 jungels (bob) - (lux) - CYCLISME TOUR DE L'ALGARVE 2026 PORTIMAO/ALTO DA FOIA PORTUGAL 19/02/2026 AUTISSIER JEAN BAPTISTE © PRESSE SPORTS

YANNICK TALABARDON : « LA BATAILLE PEUT DÉMARRER À UNE CINQUANTAINE DE KILOMÈTRES DE L’ARRIVÉE »

C’est probablement sous le soleil que va démarrer la Course au soleil ! Et les conditions météo attendues sur le département des Yvelines n’offriront pas non plus les rafales quelquefois propices à des bordures sur les premières étapes de Paris-Nice. Malgré tout, la première étape, tracée sur 170,9 kilomètres entre Achères et sa voisine Carrières-sous-Poissy, laisse envisager de nombreux scénarios différents. Avec près de 2000 mètres de dénivelé positif cumulés sur le parcours, il s’agit de l’entrée en matière la plus sélective depuis que la course démarre systématiquement par une étape en ligne (2017). Cette caractéristique permet à l’architecte du parcours Yannick Talabardon de tabler sur une issue… incertaine : « Nous l’avons classée comme étape de sprinteurs mais s’il y a une arrivée massive, j’imagine très mal qu’il puisse y avoir plus de 60 à 70 coureurs dans le groupe de tête, sachant que l’essentiel des difficultés est concentré sur la deuxième partie de l’étape. Surtout, la bataille finale peut débuter avec la Côte de Vaux-sur-Seine, à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée. Je pense que les équipes ont fait des reconnaissances ce matin et qu’elles vont toutes affiner une stratégie, parce qu’il y a des coups intéressants à jouer, en particulier sur le circuit final. Le mur de Chanteloup-les-Vignes n’est pas extrêmement raide mais si on y creuse un petit écart, la portion de plat qui le suit sur 2,5 km peut permettre de capitaliser. Et comme ce tremplin est taillé pour des grimpeurs-puncheurs, on peut même s’attendre à ce que des favoris du classement général tentent le coup, s’ils ont envie de précipiter les débats ».

 

RETOUR GAGNANT POUR VINGEGAARD ?
« Quand je prends le départ, je vise toujours la victoire », affirme Jonas Vingegaard, qui fait de Paris-Nice sa première course de la saison 2026, après avoir renoncé à l’UAE Tour en raison de soucis physiques (une chute à l’entraînement suivie d’une maladie). « Mes concurrents ont plus de kilomètres de course dans les jambes, mais j’ai vraiment hâte de participer à cette magnifique épreuve », ajoute le leader de Visma-Lease a Bike, déterminé à succéder à Matteo Jorgenson et ainsi conserver le titre de Paris-Nice dans l’escarcelle de son équipe. Le grimpeur danois n’en est pas à son coup d’essai en matière de succès précoce : il a remporté sa première course lors des trois dernières saisons (Gran Camino en 2023 et 2024, Tour d’Algarve en 2025). Lors de ses deux précédentes participations à Paris-Nice, il était resté bloqué au troisième rang de la hiérarchie lors de l’édition 2023 remportée par Tadej Pogacar ; puis l’an dernier, une chute l’avait contraint à l’abandon lors de l’étape de La Côte-Saint-André alors qu’il portait le maillot de leader. Pour mener à bien le projet d’ajouter l’épreuve à son palmarès, le double vainqueur du Tour de France pourra s’appuyer sur une équipe particulièrement solide, avec des rouleurs de premier plan comme Bruno Armirail, Victor Campenaerts, Edoardo Affini et Wilco Kelderman, capables de tirer le meilleur parti du contre-la-montre par équipes, comme en 2023 et 2025. Ils pourront également compter sur Axel Zingle pour tenter de s’emparer du premier maillot de leader dès demain… un démarrage en fanfare que l’équipe avait déjà connu en 2022 avec Christophe Laporte puis en 2024 avec Olav Kooij.

CHRISTIAN KNEES (INEOS GRENADIERS) : « REVENIR AU SOMMET DOIT ÊTRE L’OBJECTIF FINAL »

La formation britannique a nettement dominé le palmarès de l’épreuve dans la décennie 2010, avec six titres conquis entre 2012 et 2019 alors que ses coureurs portaient des maillots frappés du logo Sky. L’effectif présenté cette année place les Ineos-Grenadiers parmi les prétendants les plus crédibles, pourquoi pas en mesure de retrouver le premier rang avec ses deux recrues Oscar Onley et Kévin Vauquelin, ou avec Carlos Rodriguez. Le directeur sportif Christian Knees, qui avait participé en tant que coureur aux campagnes victorieuses de Bradley Wiggins (2012), Richie Porte (2015) et Sergio Henao (2017) connaît la difficulté de l’exercice, mais ne dissimule pas sa confiance : « La concurrence est très relevée et je sais que huit journées difficiles nous attendent. Beaucoup de choses peuvent se produire en cours de route, mais nous avons une équipe très solide. Si nous faisons les grandes courses, c’est pour les gagner. Revenir au sommet à Paris-Nice doit donc être l’objectif final ». L’ancien coureur allemand compte bien entendu sur ses trois têtes d’affiche, mais détaille aussi l’apport qui pourrait être décisif de leurs équipiers : « Avec Dorian Godon, nous avons un coureur qui possède un moteur très puissant, et Joshua Tarling est absolument essentiel pour notre performance sur le contre-la-montre par équipes, mais il a encore plus à offrir. Kwiato, je n’ai pas besoin d’en dire beaucoup… c’est un atout précieux pour l’équipe. Au total, c’est fantastique d’avoir une telle équipe ».


FABIO BALDATO (UAE EMIRATES-XRG) : « MCNULTY, UNE OPTION FORTE POUR LA VICTOIRE »
Avec quatorze victoires obtenues depuis le début de l’année 2026 grâce à huit coureurs différents, l’équipe émiratie caracole en tête des bilans provisoires et entend bien conforter cette position dominatrice. Pour prendre le relais de Tadej Pogacar, vainqueur en 2023, le plan avait été imaginé pour Joao Almeida, qui a été contraint au forfait par une grippe. Mais une solution tout aussi crédible a été trouvée, explique le directeur sportif Fabio Baldato : « Nous avons finalement décidé de retirer Brandon McNulty de Tirreno-Adriatico afin d’avoir une option forte pour la victoire. Il a très bien commencé sa saison et nous savons que le chrono par équipe peut très bien nous convenir. Ce sera notre première échéance, il faudra être au contact des meilleures formations ce jour-là ». Le coureur américain a déjà fréquenté le podium en 2024 et avait même entamé la dernière étape avec le maillot jaune et blanc de leader sur les épaules, avant de le céder à son compatriote et néanmoins rival Matteo Jorgenson.

STEVEN DE JONGH (LIDL-TREK) : « AYUSO VEUT PROFITER DE SA BONNE FORME »

Vainqueur du Tour d’Algarve pour sa première course sous les couleurs de Lidl-Trek, Juan Ayuso aborde Paris-Nice en leader unique après le forfait de dernière minute de Mattias Skjelmose, touché par une ténosynovite au poignet droit. « C’est un élément fort en moins pour nous en montagne », explique le directeur sportif Steven De Jongh. « Mais nous ne manquerons pas de leader pour le classement général, Juan est en grande forme ! Il adore courir, il se sent bien, et il veut en profiter. » À 23 ans, le jeune Espagnol va découvrir les pièges et les exigences de la Course au Soleil en tant que chef de file d’une équipe habituée à briller sur l’épreuve, avec des victoires obtenues en cours de route lors de chaque édition depuis 2022. Cette fois, en l’absence de Skjelmose ainsi que de Mads Pedersen (fracture de la clavicule et du poignet), l’objectif se concentre sur le classement final. « Les deux premières étapes seront consacrées à rester en sécurité, à ne pas perdre de temps avec notre leader et à garder le cap sur la troisième journée avec le contre-la-montre par équipe. Ensuite, nous arriverons sur le terrain de Juan Ayuso », détaille De Jongh.

VALENTIN PARET-PEINTRE : « L’ARRIVÉE A AURON, C’EST CELLE QUI ME CORRESPOND LE MIEUX »
Parmi les coureurs français en vue dès que la route s’élève, le nom de Valentin Paret-Peintre s’impose en particulier depuis sa victoire sur l’étape du Mont Ventoux lors du dernier Tour de France. Le coureur qui évolue depuis 2025 dans les rangs de Soudal-Quick Step prend pour la première fois le départ de Paris-Nice, après une rentrée sur le Tour of Oman perturbée par des incidents de course : « Après ma chute, ça a été compliqué de m’exprimer à 100 %, donc j’ai vite oublié Oman. Alors maintenant c’est le vrai début de ma saison, je suis très excité. Je n’ai jamais fait Paris-Nice, j’ai voulu venir parce que c’est une course mythique du calendrier international et pour un coureur français, c’est un point de passage obligé ». Malgré cet enjeu, « VPP » ne se fixe pas un objectif lié au classement général : « mes qualités correspondent plus à un grand tour qu’à une course d’une semaine, c’est ce que j’observe sur mes résultats. Donc je ne sais pas si je vais me focaliser sur le classement général. Bien sûr, je vais essayer de faire en sorte de ne pas perdre de temps inutilement, mais l’objectif ce sera plutôt d’aller chercher une étape. Et l’arrivée à Auron, c’est celle qui me correspond le mieux sur le papier. C’est certain que l’adversité sera là, mais sur une course comme Paris-Nice on s’y attend forcément. Avec des Vingegaard, Ayuso ou même Lenny Martinez qui en a gagné une l’année dernière, ce sera l’occasion de me tester par rapport à ces top coureurs mondiaux. »

11 VAINQUEURS D’ÉTAPES DE PARIS-NICE DANS LE PELOTON

Parmi les 154 coureurs inscrits sur la liste des partants, 11 ont déjà remporté au moins une étape dans leur carrière sur la Course au soleil.

. David de la Cruz (2017, Nice / 2018, Nice)
. Stefan Bissegger (2021, c-l-ml. Gien)
. Cees Bol (2021, Amilly)
. Soren Kragh Andersen (2020, Saint-Amand-Montrond)
. Michal Kwiatkowski (2015, Prol. Maurepas)
. Ion Izagirre (2019, Nice)
. Dani Martinez (2019, Col de Turini)
. Lenny Martinez (2025, La-Côte-Saint-André)
. Brandon McNulty (2022, Saint-Sauveur-de-Montagut)
. Rudy Molard (2018, Vence)
. Aleksandr Vlasov (2024, La Madone d’Utelle)
Par ailleurs, 8 coureurs du peloton 2026 ont connu les honneurs du podium final :
. Michal Kwiatkowski, 2e en 2015, 3e en 2019
. Marc Soler, 1er en 2018
. Sergio Higuita, 3e en 2020
. Aleksandr Vlasov, 2e en 2021
. Ion Izagirre, 3e en 2021
. Dani Martinez, 3e en 2022
. David Gaudu, 2e en 2023
. Jonas Vingegaard, 3e en 2023
. Brandon McNulty, 3e en 2024

14/03/2025 - Paris-Nice 2025 - Etape 6 - Saint-Julien-en-Saint-Alban > Berre l’Étang (209,8km) -
14/03/2025 - Paris-Nice 2025 - Etape 6 - Saint-Julien-en-Saint-Alban > Berre l’Étang (209,8km) - © A.S.O./Billy Ceusters

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