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« Le » Paris-Nice nouveau est arrivé !

6 janvier 2021 - 11:40

Le 14 mars 2020, à La Colmiane, Nairo Quitana s’imposait dans l’ultime étape de Paris-Nice, que remportait Maximilian Schachmann. La Course au Soleil devenait ainsi, bien malgré elle, le dernier grand événement sportif avant que le coronavirus ne fasse basculer une grande partie du monde dans le confinement. Depuis, le cyclisme a démontré, en organisant en un temps record la quasi-totalité de ses plus grandes épreuves, et notamment le Tour de France, sa formidable capacité à se réinventer.

La 79e édition de Paris-Nice a tenu à retourner à La Colmiane en 2021. Pour boucler la boucle. Mais aussi et peut-être surtout pour rendre hommage aux populations sinistrées des vallées de la Tinée et de la Vésubie, emportées par les intempéries et les torrents de boue en octobre dernier. Nous n’avons pas pu revenir dès cette année dans la Vésubie. Ce n’est que partie remise.

Se réinventer, c’est justement ce que Paris-Nice fait chaque année, par petites touches. Et ce sera à nouveau le cas au début d’une saison 2021 que l’on souhaite être celle de tous les espoirs plutôt que celle de tous les dangers.

Comme le bon vin, Paris-Nice s’appuie sur ses traditions tout en proposant la pointe de nouveauté qui donne tout son cachet au millésime. C’est dans les monts du Mâconnais et du Beaujolais que le cru 2021 ira chercher ses touches les plus épicées, avec une 4e étape extrêmement vallonnée qui devrait donner lieu à l’une des belles empoignades de cette 79e édition. Avec un passage par la roche de Solutré, deux ascensions du Mont Brouilly, devenu un classique de la Course au Soleil depuis la victoire contre la montre de Julian Alaphilippe en 2017, et un final inédit à Chiroubles, les coureurs vont déguster un dénivelé total de 3 500 m. Les positions au général, déjà ébauchées la veille lors d’un court contre-la-montre de 14 km à Gien, devraient alors s’affiner avant le week-end final autour de Nice, où la course retrouvera son terroir familier, dont La Colmiane, gravie trois fois en quatre ans. Après l’étape Brignoles-Biot du vendredi, identique à celle proposée à la carte en 2011, le peloton retrouvera ce final ramassé du dimanche sur les hauteurs de Nice, dont les coureurs avaient été privés en 2020. Le suspense devrait y trouver son compte, si l’on se souvient que les victoires des éditions 2016, 2017 et 2018 se jouèrent toutes en moins de quatre secondes !

La mise en bouche de cette édition aura lieu pour la 12e fois dans les Yvelines pour un Grand Départ autour de Saint-Cyr-l’École, où le Tour de France était passé en septembre dernier. Les récentes éditions ont démontré que ce département, fidèle rampe de lancement de Paris-Nice, présentait, outre de superbes paysages, des terrains propices aux belles bagarres.

Christian PRUDHOMME

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