La promesse Bernal

17 mars 2019 - 17:03

La dernière étape de Paris-Nice réserve parfois des surprises, et c’est bien avec l’intention de secouer le podium que Nairo Quintana s’est lancé dans une contre-attaque au sein d’un groupe qui s’est détaché dans la côte de Peille. Le Colombien s’est même retrouvé momentanément en position de détrôner son jeune compatriote Egan Bernal, mais le collectif de Sky a assuré une défense solide et même imparable pour garder le maillot jaune. Sur la ligne d’arrivée, où Ion Izaguirre a signé son premier succès sur l’épreuve, Nairo Quintana a finalement dû se contenter d’une progression d’un rang dans la hiérarchie. Le prometteur Egan Bernal devient le plus jeune vainqueur de la course au soleil depuis Stephen Roche en 1981 et domine donc un podium composé de deux coureurs colombiens. L’équipe Sky, qui remporte un sixième titre en huit éditions de Paris-Nice, achève en plus sa semaine avec un deuxième coureur sur le podium, Michal Kwiatkowski, qui a profité de la défaillance de Philippe Gilbert. Le Belge Thomas De Gendt remporte quant à lui son troisième maillot à pois sur l’épreuve après 2015 et 2018.

37 coureurs en tête
La place Massena accueille 129 coureurs pour le départ de la dernière étape, à laquelle ont renoncé Tony Gallopin (AG2R), Alexander Kristoff (UAE), Dan McLay (Education First) et Christophe Laporte (Cofidis). Des groupes d’attaque à géométrie variable se déclarent dans les premiers kilomètres, avec des coureurs entreprenants comme Bob Jungels et Lilian Calmejane qui affichent leurs ambitions. Dans la côte de Levens, un groupe imposant se forme sur une succession de contre-attaques, avec au plus fort 37 coureurs à l’avant : Soler, Anacona, Carretero (Movistar), Yates, Trentin (Mitchelton-Scott), Lopez, Houle, I.Izaguirre, Sanchez (Astana), De Gendt (Lotto-Soudal), Pozzovivo, Colbrelli, Garcia, Teuns (Bahrain-Merida), Konrad, Grossschartner (Bora), Naesen (AG2R), Henao (Team Emirates), Bernard (Trek), Madouas (Groupama-FDJ), Jungels (Quick Step), Zakarin, Spilak (Katusha), Gesbert, Moinard (Arkea), Martinez, Van Garderen (Education First), Kelderman (Sunweb), Edet, Perichon (Cofidis), Antunes, De Marchi (CCC), Calmejane, Hivert (Direct Energie), Pacher (Vital Concept) et El Fares (Delko Marseille).

Trentin en solo
Dans la côte de Châteauneuf, Matteo Trentin s’isole à l’avant de la course, puis est rejoint par Tejay van Garderen et Julien El Fares juste avant d’atteindre le col de Calaïson (km 51). A ce stade, le reste du groupe pointe à 40’’, puis le peloton maillot jaune à 1’45’’. C’est ensuite dans la côte de Peille que se dessinent comme souvent les mouvements décisifs. A l’avant avec Tejay van Garderen, qui accélère à son tour en solitaire, avant d’être rejoint par un groupe de contre attaquants juste avant le sommet. Ce sont donc 12 coureurs qui plongent sur la Turbie, avec un écart de 50’’ qui place Nairo Quintana en position de leader virtuel. Le Colombien, désormais accompagné de Van Garderen, Soler, Yates, Lopez, Izaguirre, Sanchez, Pozzovivo, Grossschartner, Naesen, Martinez et Kelderman, se jette sur les secondes de bonifications à saisir sur le sprint intermédiaire (km 78,5).

Izaguirre exploite la dernière ascension
Dans la montée au col d’Eze, l’écart reste intact bien que Quintana doive se passer du soutien de Soler, lâché à mi-pente. Une dernière ascension se présente dans le final, mais la route du col des Quatre Chemins est en fait exploitée par Ion Izaguirre, qui lâche ses rivaux pour la gagne dans les premières pentes et s’isole rapidement avec une grosse vingtaine de secondes d’avance. Pendant que le coureur basque termine l’étape en solitaire, les coureurs de Sky s’appliquent à rapprocher Egan Bernal du groupe Quintana, finalement incapable de réaliser le coup de force envisagé.

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