Egan Bernal : « On a été inquiets »

16 mars 2019 - 17:35

« C’était compliqué parce qu’au début de l’ascension nous pensions que ça allait être facile de contrôler la situation. Mais finalement l’écart ne descendait pas assez vite, alors il a fallu accélérer. On était inquiets parce qu’il ne fallait pas laisser filer le maillot sur les épaules de Philippe Gilbert. Michal a été honnête et il nous a dit d’y aller, alors nous avons roulé sur le dernier kilomètre comme si nous étions sur un contre-la-montre. Kwiatowski était notre leader jusqu’aux derniers kilomètres, c’est lui qui a eu le poids de la course pendant toute la semaine.
La victoire va se jouer le dernier jour. Les écarts ne sont pas énormes. Même si je suis dans une bonne position et que j’ai une équipe très forte, il faut absolument rester très concentrés.
Courir Paris-Nice n’a rien de facile, ça a été dur dès le début, il y a eu un grand stress tout au long de la semaine. Je n’ai jamais vu une course avec autant de pression, mais en même temps dans notre équipe c’est surtout Michal Kwiatkowski qui a dû la supporter.
C’était vraiment très dur dans les bordures, à certains moments je me suis dit qu’il valait mieux me reconcentrer sur les prochaines courses, le Tour de Catalogne et le Giro. J’étais tout le temps à la limite, mais j’ai toujours eu Luke Rowe et Michal Kwiatkowski à mes côtés, qui m’ont toujours protégé dans ces moments, ils m’ont permis de survivre ».

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